EDITO DU CURÉ

Une envie de revivre, de se sentir vivant et fortifié par la Résurrection. Voilà peut-être ce que nous aurons l’occasion de connaître à Pâques. Tout s’enracine dans sa Résurrection. Nos vies, celles de nos proches et de ce monde sont les fruits de cette Résurrection. A l’heure où nous envisageons que sera notre jardin pour l’été, nous sommes déjà dans la récolte de la joie et de l’amour que Dieu nous donne dans la Résurrection du Christ. La mort n’a plus aucune emprise sur nous et nous célébrons la victoire définitive de la Vie. L’éternité est inaugurée par le Christ qui nous donne de pouvoir y entrer grâce à notre baptême. Pâques est pour nous tous le pivot de la foi chrétienne. Mais nous avons bien souvent du mal à admettre que la Résurrection nous fait entrer dans une perspective de vie nouvelle. Il ne s’agit plus de revivre, de retrouver la vie d’avant la mort, mais bien d’entrer dans une vie nouvelle dont Jésus est le premier vivant. Jésus nous ouvre à travers cette fête un « passage », ce que signifie le mot « Pâques ». Croire en la Résurrection de Jésus, c’est croire aussi à notre propre vie éternelle, sous forme encore inconnue, mais en sachant que nous serons toujours nous-mêmes. Et cette conviction revêt une importance vitale. La Résurrection du Christ ouvre une brèche dans nos enfermements et dans nos « petites morts ». D’ailleurs, par de « petites résurrections », nous sentons déjà, dans ce qui fait nos quotidiens, que Dieu nous sauve dès aujourd’hui. Si Jésus seul a vécu pleinement la Résurrection, comme en témoignent les Evangiles et l’Eglise, nous pouvons être sûr qu’il nous invite dans ce mouvement de vie éternelle.

BELLES ET SAINTES FÊTES DE PÂQUES A VOUS TOUS !

 

Abbé Sébastien LAOUER, votre curé