EDITO du Curé

Au début de l’année, les vœux pour la santé, ne manquent pas ! On se souhaite surtout une bonne santé. Mais, nous préoccupons-nous vraiment de la santé de nos proches, de nos voisins, de nos amis ? Ces vœux de bonne santé ne sont-ils pas devenus trop coutumiers d’une tradition polie et rangée ? La santé de notre monde et de ceux qui l’habite doit nous rendre attentifs au fait qu’une personne n’est pas un objet et qu’elle a droit au meilleur pour guérir aussi bien pour son corps que son âme. La guérison passe par les soins trop souvent onéreux mais aussi par la prière et le sacrement des malades qui eux ne coûtent rien, sauf peut-être d’y croire. Le sacrement des malades n’est pas le sacrement de la fin de vie, il est plus un moyen de prier pour redonner courage et force à ceux qui se battent contre la maladie. Le sacrement des malades n’est pas un acte de l’extrême, mais il est l’onction qui fortifie et qui réanime notre foi lorsqu’aux travers des épreuves de santé nous doutons et ne comprenons pas les raisons de la souffrance qui régit notre corps. Alors, légitimement, on se demande pourquoi Dieu permet que nous souffrions ? Pourquoi ne permet-il pas que nous allions jusqu’au bout de nos projets de vie ? et bien d’autres questions nous envahissent. Peut-être est-il temps de réhabiliter notre espérance en Dieu qui ne nous abandonne pas, ni dans nos doutes et nos questionnements, ni dans nos maladies. Dieu qui aime l’homme qu’il a créé ne peut se résoudre à laisser l’humain souffrir. Parfois, nous pouvons constater que les épreuves de santé élèvent en nous des élans de solidarité, alors nous pratiquons ce qu’aimer son prochain veut dire. N’attendons pas d’arriver en fin de vie pour aimer Dieu comme il nous aime : dans les joies comme dans les maladies. Tenons bons dans la Foi !
BON MOIS DE PRIERE POUR NOTRE SANTE !

Abbé Sébastien LAOUER, votre curé