EDITO du Curé

Après le mois de Marie c’est le mois de Juin que nous abordons ! Cette année, Juin est rempli de fêtes plus solennelles les unes que les autres.

Et pourtant ce mois célèbre aussi la musique. N’y a-t-il pas dans cette dernière des signes de silence ?

Pourquoi le silence à travers toutes ces fêtes ne serait-il pas prière si nous savons l’écouter ?

La musique peut nous conduire par la main, au-delà de la matière sonore et de l’expérience sensible,à un niveau supérieur d’intériorité, de recueillement,

qui prépare et rend possible une expérience de nature plus secrète et plus profonde, celle de la prière, de la contemplation, qui débouche sur celle de la présence de Dieu.

La musique, qui conduit les festivités de ce mois, doit être cette résonnance amoureuse de l’âme avec Dieu, ce qui exige de nous une qualité d’écoute.

Nous entrons, alors, dans un univers intérieur où la musique parle au cœur, nous met en harmonie avec Dieu.

Elle est une clé qui ouvre le corps de l’intérieur pour un jaillissement spirituel inattendu.

Elle réveille des émotions dont nous ne soupçonnons pas l’existence.

Le silence prolonge en nous la prière de louange que le Fils adresse au Père.

Quand l’Esprit Saint souffle où il veut, c’est un son harmonieux, qui se fait entendre, capable de toucher notre cœur.

Lorsque nous nous recueillons en silence dans cette relation d’amitié qu’est l’oraison, l’Esprit achève de façonner l’image de Dieu dans notre âme.

Nous donnons à l’enfant de Dieu qui vit en nous sa part essentielle de ce silence qui est musique de Dieu. 

BON MOIS A LA FOIS MUSICAL ET SILENCIEUX A VOUS TOUS !

Abbé Sébastien LAOUER, votre curé