EDITO du Curé

Après le temps pascal qui se finit avec la Pentecôte, l’Eglise nous replonge dans ce qui est liturgiquement appelé le temps ordinaire. Ordinaire ne veut pas dire moins important qu’un autre temps. Ce temps ordinaire est utile à nous pour nous reconnecter à la création, à la beauté de l’environnement qui nous entoure, à l’enracinement de nos travaux quotidiens et de nos vies en famille. Le temps ordinaire est le temps où nous acceptons de ne plus tout maitriser mais où nous prenons le temps de contempler et d’aimer ce qui fait notre aujourd’hui et notre quotidien. L’homme ne prend plus le temps de voir les étoiles la nuit, les petites fleurs du printemps, il ne sent plus les odeurs de la forêt à l’automne, ni le froid au cours de la marche hivernale, la chaleur et la pluie lui sont insupportables. L’homme ne sait plus s’arrêter. Cette merveilleuse création qui se donne sans cesse à contempler nous adresse cette parole de bénédiction : Repose-toi en me contemplant…Ceci fait écho à notre vocation baptismale, car nous sommes nous aussi des créatures de Dieu et nous évoluons dans sa création. Prendre simplement le temps de percevoir que je suis vivant, que je respire, que mon coeur bat, que mon corps est chaud, que la réalité me vient neuve au travers de mes sens… sont ses moments où mon baptême prend du sens. Baptême que je reçois pour qu’au milieu de mes frères chrétiens je puisse m’épanouir avec le Christ comme compagnon de route. Et Jésus nous ramène alors à notre plus vraie, plus simple, plus profonde réalité : Dieu le Père aime chacune de ses créatures, dispose tout pour qu’elle puisse avancer. Alors nous verrons que le temps qui s’ouvre à nous n’est peut-être pas si ordinaire qu’il y paraît. BON TEMPS ORDINAIRE A VOUS TOUS ! 

Abbé Sébastien LAOUER, votre Curé !