EDITO du Curé

La justice pourrait-elle bien être une thématique de Carême ? Mais comment rendre à ce terme un sens cohérent pour les temps qui sont les nôtres. La justice n’a pas diminué, ni augmenté. L’homme n’en a fait qu’une procédure pour obtenir raison, dédommagement et rétablissement de l’ordre. Cependant la justice de Dieu n’est pas entendue ainsi, celle-ci a plus pour objet de rendre l’amour à chacun. Voilà la justice de Dieu : aimer. Donner de l’amour à l’homme pour qu’il voit combien il est important, combien il est nécessaire, combien il est à l’image d’un Dieu d’amour. Peut-être que l’urgence est de redonner un visage d’amour à la justice. Correction ! s’il en est une, qu’elle soit fraternelle et bienveillante, non abaissante et destructrice. Saint Joseph (que nous fêtons le 19 mars) est souvent associé à cette image de justice. Saint Joseph : un homme juste qui n’hésite pas à prendre Marie chez lui pour élever avec elle, l’enfant de Dieu. Quelle preuve de justice aussi bien dans son coeur, que dans la société de son époque !. Saint Joseph a bousculé les codes sociaux, a bousculé les règles de l’obéissance à un Dieu, qui venus en songe par un ange qui lui apporte la bonne nouvelle du salut qui va entrer sous son toit. Alors les
questions sont les suivantes : Pendant ces quarante jours avant Pâques, quarante jours de combat spirituel, aurons-nous à coeur de remettre de la justice dans nos actions, dans nos familles, dans nos vies, dans nos paroisses ? Et cette justice ressemblera-t-elle à ce que Jésus nous propose ? ou encore à ce que Saint Joseph accepte ? Ces quarante jours de réflexion ouvriront certainement sur des réponses pour nous tous.

BON CARÊME DE JUSTICE ET DE PAIX A VOUS TOUS !

Abbé Sébastien LAOUER, votre Curé !